Les algues sont-elles une ressource marine à exploiter…

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Les algues sont-elles une ressource marine à exploiter.

L’algue est une ressource marine peu étudiée par la géographie ;elle offre pourtant des potentialités de développement économique. Les macro-algues cultivées à des fins alimentaires sont une alternative à la pêche. Les micro-algues constituent une biomasse valorisable : molécule pharmaceutique, Oméga 3 et biocarburants. De ces différents usages naît la question suivante : les algues sont-elles une ressource marine à exploiter.

 

La Terre, dite planète des hommes, n’est-elle pas en réalité celle des algues? Présentes il y a 3,5 milliards d’années, elles ont toujours été les alliées objectives de la vie et des hommes. Nous leur devons l’oxygène et la couche d’ozone qui ont permis la vie végétale et animale en mer et sur les continents. Elles servent de frayères et de nourriceries à la faune marine. Les algues ont toujours été offertes à l’homme pour sa nourriture et les besoins les plus divers. Algues brunes, vertes, rouges fournissent les substances, alginates, carraghénanes, agars, que l’industrie adapte à des usages innombrables entrant de plus en plus dans la vie moderne, qu’il s’agisse de matériaux courants (textiles, papiers, films, peintures), de toutes sortes d’aliments pour l’homme ou les animaux d’élevage, de médicaments, de produits de beauté,… La transformation des algues est parmi les secteurs les plus performants et les plus innovants de l’industrie moderne. L’avenir est prometteur pour les antibiotiques, antivirus et anticoagulants qu’elles contiennent. / Mais, les peuplements naturels ne suffisent plus à satisfaire cette demande. Il a fallu recourir à la culture des algues. Plus de 530 000 hectares y sont consacrés, 900 000 algoculteurs y travaillent dans 200 000 entreprises familiales, 250 usines conditionnent les produits. L’algoculture est la branche la plus forte de l’aquaculture. Cet ouvrage fait l’inventaire des méthodes utilisées dans le monde, surtout en Extrême-Orient, au moment où l’on passe de la culture toute simple à celle gérée par ordinateur, en un temps où il apparaît de plus en plus que l’algoculture pourrait être une des sources de cette énergie propre dont l’humanité aura immanquablement besoin. Cette synthèse s’adresse non seulement aux scientifiques qui y trouveront un point des connaissances màis à tous ceux, algoculteurs, industriels, aménageurs, écologistes, qui tireront le meilleur parti de cette somme d’expériences. Qui s’intéresse aux algues y trouve un livre de base. [OCR NON CONTRÔLE]

MARIE-JOËLLE LEBLANC, ÉRIC TAMIGNEAUX ET MARIE-LYNE LARRIVÉE HALIEUTEC (CENTRE COLLÉGIAL DE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE DES PÊCHES) CÉGEP DE LA GASPÉSIE ET DES ÎLES Octobre 2008

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images des ports
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Les algues des  ressources marines peu étudiées par la géographie

Au Québec, depuis quelques années le milieu de l’algoculture s’organise. On a vu entre autre en 2009, le Cégep de la Gaspésie et des Îles ainsi que l’Université Laval qui ont mis leur expertise en commun pour créer le Centre d’étude et de valorisation des algues marines du Québec (CÉVAM-Québec) ainsi que la mise sur pied en 2010 de Mérinov, le centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec afin de «contribuer au développement durable et à la compétitivité de l’industrie québécoise des pêches, de l’aquaculture et de la valorisation de la biomasse aquatique par la recherche-développement, le transfert technologique, l’aide technique et le monitoring»  afin d’aider ces régions dont la source principale de revenue est basée sur la mer. Une façon de diversifier leur économie? Pourquoi pas!

Des japonais ont réussi à décontaminer jusqu’à 70 % des eaux irradiées par la radioactivité, d’autres envisagent la fabrication de biocarburant, …  Bref, ce légume des mers est loin d’être aussi banale qu’il en a l’air.