Jack London.

Croc-blanc, l’appel de la forêt ou encore le cabaret de la dernière chance , Jack London à écrit plus de 20 romans et près de 200 nouvelles.

Intrépide, curieux, courageux ,doué et pressé de découvrir le monde jack London incarne le rêve américain .

Il est encore aujourd’hui l’écrivain le plus lu dans le monde . Mais jack London était aussi un grand photographe , un marin, il a pratiqué le surf à Hawaï et était un écologiste engagé . socialiste et homme politique il a défendu la classe ouvrière et n’a cessé de défendre les opprimés.

Jack London

Jack London
Jack London

Jack London

Jack London naît à San Francisco. Trente ans plus tard, sa maison natale, au numéro 615 Third Street9, es détruite lors du séisme de 1906. Une plaque y a été posée en 1953 par la Société Historique de Californie (California Historical Society).


Avant, je ne savais pas que la beauté avait un sens. Je l’acceptais comme telle,

La mère de Jack est Flora Wellman. De nombreux biographes, dont Clarice Stasz, écrivent que le père probable de Jack aurait été l’astrologueWilliam Chaney10. Cependant, on ne peut pas l’affirmer car le séisme de 1906 à San Francisco a détruit la plupart des registres de la ville. William Chaney chasse Flora du domicile avant de partir, précisant dans une lettre qu’il l’a abandonnée non pas en raison d’un refus de se faire avorter, mais parce que sa grossesse constituait un aveu d’infidélité11. Flora tente alors de se suicider deux fois.

En raison d’une grave maladie suivant l’accouchement, Flora ne peut s’occuper de son fils. Une ancienne esclave du nom de Virginia Prentissdevient la nourrice de l’enfant, et peu à peu, la figure de la mère pour John Chaney.

Flora épouse, le 7 septembre 1876, un ancien combattant de la guerre de Sécession devenu veuf, John London12,13, que tout le monde surnomme Jack. John Chaney adopte le nom de famille de son beau-père, ainsi que son surnom ; dès lors, il porte le nom de Jack London.

John London avait eu deux filles issues de son premier mariage. Le 19 février 1877, date de leur arrivée à la maison de San Francisco14Ida etEliza sortent de l’orphelinat et sont ramenées à la nouvelle maison. Un an plus tard, Jack et Eliza souffrent de la diphtérie : la famille décide alors de déménager dans la baie de San Francisco, à Oakland pour échapper à l’épidémie.

En 1881, la famille quitte à nouveau sa maison pour s’installer dans une ferme à Alameda. John devient agriculteur ; Flora, professeur de musique. Même si la famille appartient à la classe dite laborieuse, elle n’est pas aussi pauvre que Jack London l’affirme plus tard dans certains de ses écrits15. Jack intègre alors la West End Elementary School d’Alameda. En 1883, la famille emménage à nouveau dans une ferme, dans lecomté de San Mateo.

Finalement, en 1885 John London achète une ferme dans la vallée du Livermore. C’est à partir de ce moment-là que la vie de Jack commence à changer de rythme.

Les années de jeunesse (1885-1894)

Il a une enfance misérable dans le ranch de son beau père et commence une vie d’errance à quinze ans. Il exerce ensuite de nombreux métiers pour survivre : balayeur de jardins publics, menuisier, agriculteur, éleveur de poulets, chasseur de phoques (jusqu’au Japon et en Sibérie), pilleur d’huîtres, patrouilleur maritime5, blanchisseur, chercheur d’or au Klondike.

La découverte des livres (1885-1890).

Autodidacte, Jack a fait son éducation par les livres. En 1885, à l’âge de neuf ans, il découvre les Contes de l’Alhambra de Washington Irving, et le livre Signa de la romancière anglaiseOuida, racontant l’histoire d’un enfant de ferme italien sans éducation qui devient un célèbre compositeur d’opéra. Il citera ce livre comme la source de son aspiration future à la littérature16.

Un tournant majeur dans sa vie arrive en 1886, lorsque la famille revient enfin à Oakland. Il y découvre la bibliothèque publique de la ville, où il fait la connaissance d’Ina Coolbrith, la bibliothécaire. Cette dernière obtient le titre de « première poétesse de Californie » et devient un personnage important dans le monde littéraire de San Francisco. Elle le guide dans ses nombreuses lectures.

Alors qu’il se passionne pour la lecture, il ressent une attirance de même mesure pour la mer, lorsque son père l’emmène naviguer sur la baie de San Francisco. Il se met alors à travailler et collectionne les petits boulots pour acheter un esquif.

En 1887, il entre dans l’Oakland Cole Grammar School. Il continue de travailler, et réussit à se payer un skiff à soixante dollars avec lequel il entre en compétition l’année d’après, en1888.

Le travail ou la vie vagabonde (1890-1894)

Édition américaine des Tortues de Tasmanie, Jack London, 1916.

En 1890, après que son père eut été blessé par un train alors qu’il travaillait sur la voie du chemin de fer, Jack se fait engager à la conserverie desaumon Hickmott où il s’épuise entre douze et dix-huit heures par jour, à dix cents de l’heure17. Il devient peu à peu avide de liberté, un thème qu’il aborde plus tard dans ses nouvelles et ses romans. Il se servira également de son expérience ouvrière, qui débute ici, pour son œuvre

Pour échapper à ce travail épuisant, il décide, en 1891, d’emprunter de l’argent à sa nourrice Virginia Prentiss, et d’acheter le sloop Razzle-Dazzleau pilleur d’huîtres French Frank. Il devient lui-même un pilleur d’huîtres. Dans son autobiographie Le Cabaret de la dernière chance, il laisse même entendre qu’il a séduit Mamie, la maîtresse de French Frank18,19,20. La légende le nomme Prince des pilleurs d’huîtres. Il gagne sa vie la nuit, et devient un gros buveur, fréquentant le cabaret de Johnny Heinold : le First and Last Chance Saloon. Ces périodes d’alcoolisme sont racontées dans son roman Le Cabaret de la dernière chance. Cependant, quelques mois plus tard, en 1892, son navire prend feu, puis coule. Il manque de mourir noyé21. Il se convertit alors et rejoint le côté de la loi. Il devient un membre de la California Fish Patrol (la patrouille de pêche de Californie) pour attraper les braconniers de la baie de San Francisco.

En 1893, il s’engage sur la goélette Sophia Sutherland, pour chasser des phoques. Cette expérience l’amène jusqu’à la mer de Bering et auJapon. Son capitaine le nourrit d’histoires de mer, dont il s’inspirera pour écrire ses romans.

Lorsqu’il rentre en août, il trouve sa famille ruinée. À la suite d’un emploi interminable dans une fabrique de jute, il se fait publier dans le quotidienSan Francisco Morning Call après avoir gagné leur concours de rédaction en prose avec Typhoon off the coast of Japan qui raconte une de ses expériences à bord du Sophia Sutherland.

Il change de travail pour aller pelleter du charbon dans une centrale électrique. Jack London abandonne cet emploi, écœuré, lorsqu’il apprend qu’il remplace seul deux ouvriers, pour un salaire trois fois moindre, et qu’un des deux ouvriers qu’il remplace s’est suicidé22. Il trouve alors l’État de Californie dévasté par la panique de1893 : Oakland est ruiné par la crise de l’emploi. Il ne retrouve pas de travail et rejoint l’armée de Kelly, une armée de cent mille chômeurs protestant contre le sous-emploi, qui marchant vers Washington avec Jacob Coxey (en) pour obtenir du président le lancement de travaux publics. Jack arrive ainsi à Washington, où il participe à la tragique manifestation du 1er mai1894, et devient socialiste.

Mais à la fin du mois de mai, il quitte cette marche et erre dans les contrées américaines, devenu vagabond. Ses expériences sont racontées dans son recueil de nouvelles : Les Vagabonds du rail (The Road). À la fin de juin 1894, il est arrêté pour vagabondage et enfermé trente jours dans le pénitencier du comté d’Erié à Buffalo, dans l’État de New York. DansLes Vagabonds du rail, il écrit :

« La manière dont sont traités les hommes est tout simplement une des très moindres horreurs impubliables du pénitencier du comté d’Erié. Je dis « impubliables » mais je devrais plutôt dire « impensables ». Elles étaient impensables pour moi jusqu’à ce que je les voie, et pourtant je n’étais pas une poule mouillée ; je connaissais déjà les aléas du monde et les horribles abysses de la déchéance humaine. Il faudrait lâcher une boule de plomb très lourde pour qu’elle atteigne le fond de l’océan, soit le comté d’Erié, et je ne fais qu’effleurer légèrement et facétieusement la surface des choses telles que je les ai vues là-bas23. »

Le retour à la ville : le début de ses récits (1894-1897)

Jack London en 1914.

À l’automne 1894, à 18 ans, il quitte sa vie de vagabond et retourne à Oakland pour intégrer le lycée d’Oakland en 1895. Il souhaite étudier les œuvres de Karl Marx et d’Herbert Spencer. Il écrit un certain nombre d’articles dans le journal du lycée The Aegis. Son premier récit socialiste est publié en mars 1895. Il participe aussi aux débats du Henry Clay Club, où il rencontre Edward Appelgarth et sa sœur Mabel. Il tombe amoureux de Mabel, elle lui inspire le personnage de Ruth Morse dans son roman Martin Eden.

En 1896, il s’inscrit à l’université d’Alameda, où il vient à bout du programme de deux ans en quatre mois. Il rejoint alors la section d’Oakland duSocialist Labor Party. En militant dans les rues, il se fait arrêter, puis condamner à un mois de prison pour « agitation »5. En septembre, il est admis à l’université de Berkeley mais il doit abandonner quelques mois plus tard, en 1897, n’ayant plus assez d’argent pour payer ses études. Le biographe Kingman indique qu’il n’a rien publié pendant sa dernière année d’étude. Il publie par la suite une brève autobiographie, Ce que la vie signifie pour moi (1906), retraçant le chemin qui l’avait conduit à devenir socialiste…